La proposition du Brésil sur l'INCI compromet les avantages de la nomenclature internationale - Le gouvernement canadien soulève la question auprès du Brésil à l'OMC 

Date de publication : 17-Mars-2021

Suite à notre mise à jour dans le bulletin de février, Affaires mondiales Canada a récemment rencontré des représentants brésiliens le 24 février en marge de la réunion virtuelle du Comité des obstacles techniques au commerce (OTC) de l'OMC pour discuter de l'objectif et de la valeur de la Nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques (INCI) et des préoccupations concernant la façon dont la nouvelle proposition d'étiquetage du Brésil la compromettrait.

La réunion a été demandée après que CA a soulevé la question de la nouvelle exigence d'étiquetage portugais du Brésil pour les produits cosmétiques, qui s'éloigne de l'étiquetage INCI précédemment accepté dans le pays. Les représentants brésiliens de l'OMC/OTC ont confirmé que cette nouvelle obligation résultait de la perte d'un procès intenté contre le gouvernement en 2014 concernant l'application du Code de la consommation. Le Code exige que tous les produits de consommation vendus au Brésil soient étiquetés en portugais, et les cosmétiques et les parfums étaient la seule catégorie d'articles qui ne respectait pas cette obligation. Des appels ont été interjetés, mais l'affaire a finalement été rejetée par la Cour suprême. Les représentants brésiliens ont reconnu et approuvé les préoccupations soulevées par Global Affairs/Cosmetics Alliance et ont indiqué qu'ils avaient présenté un grand nombre de ces mêmes arguments devant le tribunal et que l'industrie cosmétique brésilienne s'était également engagée et avait soutenu cet effort pour faire appel de l'obligation d'inclure l'étiquetage en portugais.
Les fonctionnaires brésiliens ont indiqué que le gouvernement n'avait pas d'autre choix que de se conformer dès maintenant au code de la consommation, qui est à l'origine des nouvelles exigences. Alors que le règlement devrait entrer en vigueur en novembre 2021, le gouvernement a fait appel au tribunal pour retarder l'entrée en vigueur à 2023 afin de permettre une période de transition suffisante. Le gouvernement demande également l'avis de la Cour sur la possibilité d'utiliser des codes QR pour minimiser l'impact sur le commerce. Il attend maintenant la réponse de la Cour.
Le Canada a également demandé si le Brésil avait envisagé de modifier son code de la consommation pour permettre de telles exceptions. Le Brésil a répondu que cette possibilité avait été envisagée, mais qu'en fin de compte, les délais ne permettaient pas un processus parlementaire aussi long. Le secteur des affaires mondiales est allé jusqu'à demander quel type d'amendes le tribunal imposerait en cas de non-respect des règles et si ces amendes pourraient être moins coûteuses que les coûts de mise en conformité. Le Brésil n'a pas envisagé cette possibilité et a confirmé qu'il n'avait pas eu le temps de procéder à une évaluation de l'impact économique en raison des délais imposés par la Cour.
CA continue de coordonner ses efforts sur cette question avec l'association industrielle brésilienne et ses collègues des associations internationales. Nous continuerons à tenir nos membres informés de l'évolution de la situation.