Les élections renvoient une minorité libérale "stable

Date de publication : 20-Novembre-2019

Changements minimes dans la stratégie de l'industrie
Les récentes élections fédérales ayant abouti à un gouvernement minoritaire libéral "stable", les stratégies de CA pour poursuivre les objectifs de notre industrie se poursuivront avec un minimum de changements. Un gouvernement réélu signifie que l'orientation politique sur des questions importantes pour notre industrie - telles que le cadre sur les produits d'autosoins et l'interdiction de l'expérimentation animale au sein de l'Union européenne - devrait se poursuivre.
En ce qui concerne le cadre d'autosoins (CSA) en particulier, nous nous attendons à ce que les travaux nécessaires pour achever et mettre en œuvre cette importante réforme se poursuivent plus ou moins dans les délais prévus. Étant donné qu'une grande partie du cadre d'autosoins ne nécessite que des modifications réglementaires - qui ne requièrent pas l'approbation du Parlement - la situation de minorité ne devrait pas interférer avec les exigences techniques nécessaires pour aller de l'avant. Même les changements législatifs limités requis - dont beaucoup sont inclus dans la nouvelle annexe sur les cosmétiques que l'industrie a obtenue dans le nouvel ALENA - devraient être abordés dans tout projet de loi de mise en œuvre de l'ALENA, qui devrait bénéficier d'un large soutien parlementaire.
Les questions les plus difficiles pour notre industrie dans un parlement minoritaire concerneront la législation sur l'expérimentation animale et toute modification de la loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE), car le gouvernement ne sera pas en mesure de contrôler entièrement le processus législatif. Dans ce contexte, notre industrie devra bien entendu poursuivre ses activités de sensibilisation auprès des partis d'opposition afin de s'assurer que nos problèmes sont compris, appréciés et pris en compte dans les résultats législatifs.
Autres réflexions sur les élections fédérales :
Le Canada confirme son retour à un paysage politique "traditionnel
Les partis libéral et conservateur étant à nouveau les deux plus grands partis (et les plus susceptibles de former le gouvernement), les résultats des élections de 2011, au cours desquelles les néo-démocrates sont devenus l'opposition officielle avec plus de 100 sièges et les libéraux ont été décimés, peuvent désormais être considérés comme une anomalie dans la politique canadienne.
Réélection de nombreux députés représentant des circonscriptions où notre industrie est implantée
La plupart des députés de ces régions ont été réélus, ce qui garantit qu'ils continueront à comprendre et à soutenir nos problèmes. Ces députés appartiennent à la plupart des partis représentés au parlement.
"L'énergie et l'environnement seront des sujets importants dans les jours à venir
Comme on l'a vu lors des élections, avec la différence frappante entre les résultats de l'Alberta et de la Saskatchewan et ceux du reste du pays, ainsi que les commentaires politiques depuis les élections, on peut s'attendre à ce que le fossé apparent entre l'énergie et l'environnement soit un sujet important, voire dominant, dans le discours et le débat politiques pendant un certain temps. L'industrie devra en tenir compte dans ses diverses stratégies de relations avec le gouvernement pour s'assurer que ses priorités ne sont pas mises de côté.
Quand le Parlement minoritaire prendra-t-il fin et quand aurons-nous de nouvelles élections ?
L'expérience nous apprend que les prochaines élections auront lieu lorsque l'UNE des quatre situations suivantes se produira :
1. Les trois principaux partis d'opposition pensent qu'une élection leur permettra d'obtenir un meilleur résultat ;
2. Les libéraux pensent que des élections leur donneront une majorité ;
3. Les égos et les postures aboutissent à une défaite accidentelle du gouvernement ; ou
4. Le gouverneur reste en fonction jusqu'à la fin de son mandat de quatre ans.
Il convient de rappeler qu'un parti d'opposition n'est pas obligé de voter AVEC le gouvernement sur les questions de confiance. Il peut toujours voter CONTRE les libéraux, MAIS si un nombre suffisant de ses membres s'abstiennent (13 députés). Cela leur permet de voter CONTRE le gouvernement sur une question, un budget ou une motion de confiance SANS provoquer d'élections (ce que le public ne souhaite peut-être pas).